Quand Jean-Baptiste arrive à Tulle pour sa terminale, en 2014, il change complètement d’environnement. Il a grandi à Paris puis près de Fontainebleau, où il a déjà ses amis et ses repères. À Tulle, il arrive dans une classe où les groupes sont formés depuis longtemps.
EN BREF
Nom : Jean-Baptiste BENOIST
Passage au lycée : 2014/2015 (année de terminale)
Activité : Ingénieur informatique
Il choisit de se concentrer sur ses études. Avec le recul, il résume son année à Edmond-Perrier par un mot : « rigueur ».
Ses résultats progressent nettement, notamment dans les matières scientifiques. Une remarque un peu piquante de sa professeure de maths agit même comme un déclic : plutôt que de se décourager, il travaille davantage. Quelques mois plus tard, il obtient le meilleur résultat du lycée au bac blanc de physique.
Trouver sa voie
Jean-Baptiste garde un très bon souvenir de M. Belin, son professeur de physique, qui l’accompagne dans ses réflexions sur son orientation. Il participe notamment avec lui à un projet autour d’un détecteur de muons.
« J’avais adoré faire ça avec lui. »
À l’époque, il ne sait pourtant pas encore précisément ce qu’il veut faire. Après le bac, il choisit EPITA, une école d’ingénieurs en informatique.
Il y retrouve ce qu’il aime dans les mathématiques : la logique, la résolution de problèmes et une manière de réfléchir qui lui correspond.
Les stages comme tremplin
Les stages vont ensuite jouer un rôle déterminant.
Alors qu’il est encore étudiant, une opportunité se présente aux États-Unis. Jean-Baptiste passe l’entretien, décroche le stage et part pour San José, dans la baie de San Francisco.
Ce qui devait être une expérience de quelques mois devient le début d’un parcours international.
Après un passage par la Roumanie, il retourne aux États-Unis en 2022. Il vit aujourd’hui à San Francisco et travaille comme ingénieur informatique chez Sage, sur les fondations techniques utilisées par d’autres équipes pour développer de nouvelles fonctionnalités, notamment autour de l’intelligence artificielle.
De la chance et du travail
Quand Jean-Baptiste raconte son parcours, une expression revient : « faire monter les stats ».
Il reconnaît qu’il y a toujours une part de chance dans une carrière. Mais on peut augmenter les chances qu’une opportunité se présente : chercher des stages, postuler, rencontrer des professionnels, entretenir ses contacts et être prêt à se lancer.
Son conseil aux lycéens ? Ne pas trop se comparer aux autres.
« Chacun fait son parcours, chacun à son rythme. »
Et surtout, ne pas attendre que les occasions tombent du ciel. La chance aura toujours sa part à jouer, mais il faut aussi savoir la provoquer.

« À chacun de faire monter ses stats ! »