Théo – Tout est possible, à condition de persévérer

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J’ai échangé avec Théo le 8 août, quelques semaines après la fin de sa prépa PC au lycée Edmond Perrier. À travers ses réponses, il raconte comment il a surmonté les défis, trouvé son rythme et atteint ses objectifs. Il prouve qu’avec de la persévérance et de la détermination tout devient possible.

Théo a grandi dans le village de Saint-Angel, avant de poursuivre sa scolarité à Ussel. De ses années de primaire, il garde peu de souvenirs, mais le collège lui a laissé une impression positive : « Les profs faisaient leur maximum pour nous motiver. »

C’est surtout au lycée d’Ussel, où il est en internat, que Théo vit ses meilleures années avant la prépa. L’ambiance y est conviviale, les liens se créent facilement. « Je m’entendais bien avec tout le monde. En terminale, les professeurs, surtout en sciences, étaient vraiment derrière nous. » En spécialités maths et physique, avec l’option maths, il affine son goût pour les sciences et prend la mesure de l’importance du soutien pédagogique.

Le choix d’une prépa à taille humaine

Admis dans plusieurs formations via Parcoursup, Théo choisit la CPGE scientifique du lycée Edmond Perrier à Tulle. Ce qui l’a convaincu : la visite des locaux avec ses parents, l’accueil des enseignants et le format réduit des classes. « À Limoges, ils étaient 48. Nous, 16 en première année, 18 en deuxième. Le cadre de travail était idéal, presque familial. »

En prépa, la relation avec les professeurs se transforme. Plus proche, plus individualisée. Il cite en particulier sa professeure de mathématiques de deuxième année, Mme Decaup : « Elle connaissait nos forces et nos faiblesses, organisait nos révisions en fonction. Avec elle, on voulait progresser. Elle a eu un impact énorme sur notre réussite. »

Le choc de la première année

Comme beaucoup, Théo arrive en prépa confiant. Mais dès le premier mois, la différence avec le lycée se fait sentir : « Avec le même travail qu’au lycée, je passais de 15-16 à… 4 ou 5. » Ce choc le pousse à revoir ses méthodes et son rythme. En deux à trois mois, il trouve son équilibre et ses notes remontent.

Son message aux futurs étudiants est clair : « Faites davantage d’efforts au lycée, même si cela ne paraît pas nécessaire. En prépa, il faut vraiment être assidu et organisé. »

Une discipline quotidienne

Les journées commencent à 8h et se terminent à 17h ou 18h, parfois plus avec les oraux. Le soir, Théo révise, fait des fiches et des exercices jusqu’à 23h, avant de s’accorder une heure de détente. « Il faut aussi décompresser, sinon on explose. »

L’athlétisme, qu’il pratiquait intensivement avant la prépa, devient son principal exutoire. Même avec moins d’entraînements, ces moments sont essentiels pour garder le cap.

Une récompense inattendue

À la fin de sa deuxième année, Théo apprend qu’il reçoit un prix décerné par l’association des anciens du lycée. Surprise : « Aucun de nous ne savait que ce prix existait. Pour ce prix, les profs ont choisi non pas les meilleurs de la promo, mais ceux qui avaient le plus travaillé. » Fier de cette reconnaissance, il y voit la confirmation que ses efforts ont porté leurs fruits.

Cap sur l’école d’ingénieur

Grâce au concours CCINP, Théo obtient plusieurs propositions. Il opte pour l’ENSIL-ENSCI de Limoges, en spécialité matériaux, pour sa proximité, la présence de sa famille et la possibilité de poursuivre dans ses deux domaines de prédilection : la physique et la chimie. « J’aime les deux et je voulais les garder dans mon parcours. »

Et la suite ?

S’il n’a pas encore choisi son métier exact, Théo sait qu’il veut travailler comme ingénieur dans le secteur de la défense, de préférence pour une entreprise française. « Je veux contribuer à un domaine stratégique, tout en restant attaché à mon pays. »

On ne change pas une méthode qui marche : travail, équilibre et soutien

En repensant à ces deux années, Théo retient trois ingrédients clés : le travail régulier, l’équilibre entre études et moments de détente, et le soutien moral. Sa famille, toujours présente, a joué un rôle essentiel.

Son regard sur la prépa est sans détour : « C’est dur, mais ça ne dure que deux ans. Si on est motivé et qu’on se donne les moyens, on peut y arriver. Et après, tout devient possible. »